BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

samedi 20 juin 2015

Saisir le temps est-il impossible ? Venise, près du Pont du Rialto, 21:12, ce soir. Humez, scrutez, reniflez, emplissez-vous des couleurs de ce moment unique - unique donc éternel ! Vous y êtes.... Presque... Le soleil va bientôt se coucher, il luit tout au bout des Zattere, faiblit doucement, darde ses derniers feux, volez-lui un ou deux rayons, rien que pour vous, avec les couleurs associées !... Et cachez-les dans votre Mémoire !


Où en sommes-nous avec zazen ?

Dans notre monde tumultueux qui s'accroche à la grosse aiguille d'une montre qui ne donne plus l'heure mais aboie des ordres,  qui se souvient encore du passage sur terre de Taisen Deshimaru (1914-1982), l'introducteur en Occident du bouddhisme zen ? 
Fût un temps, à Paris, ce digne Japonais de l'école Sōtō était une véritable icône. Maître vivant dépositaire d'une doctrine ancestrale, il s'était fait son trou et fut suivi d'un aréopage mêlant ardents zélateurs, honnêtes chercheurs de vérité, saints en herbe, moines en devenir, mais aussi bobos barjots, pisseuses en mal d'orgasme spirituel et dépressives chroniques. L'époque était au dépaysement. Les valeurs nationales étaient dévaluées. On cherchait l'enracinement ailleurs, au Pays du Soleil Levant que Little Boy avait scarifié mais pas tué, pour oublier le passé récent, repartir à zéro, arracher de la mémoire la plus longue des informations pouvant servir au temps présent, saturé de matérialisme et avide de spiritualité authentique, sans les dogmes échevelés qui ne convainquaient plus personne. 
Durant quelques années où les optimistes crurent tout possible, même la "zenification" de la nouvelle Europe, les disciples de Deshimaru s'en allèrent fréquenter avec assiduité ses dojos sis dans la capitale et de nombreuses grandes villes de France et à l'étranger, où l'on faisait zazen avec un rare sérieux, comme si l'on enjambait les siècles pour aller se baigner dans les larmes de sang des soldats de l'Empereur et respirer à pleins poumons la sueur des samouraïs ; certains, pour faire plus chic, choisissaient de ne plus se nourrir qu'en suivant les lois de la macrobiotique, afin d'avoir le total look et d'être plus royaliste que le roi.
Comme toutes les traditions venues d'ailleurs, mal comprises, récupérés par de vils exploiteurs au détriment du message original, l'enseignement de Deshimaru fut en partie phagocyté par la société consumériste songeant au tristement célèbre "développement personnel" lequel n'est que le moyen le plus sordide d'utiliser des techniques traditionnelles ayant démontré leur efficacité afin d'obtenir une meilleure productivité au sein de l'entreprise (c'est ce que les Évangiles nomment : "donner des perles aux pourceaux"). Alors que le mot d'ordre de Taisen était le "lâcher prise", on chercha à l'intégrer dans une société dont il ne tentait que de sauver les hommes ("ceux qui ne clignent pas de l'oeil"); lui, au contraire, faisait l'apologie d'un modèle austère, mais non ascétique, de société se tenant à égale distance du socialisme et du capitalisme lesquels avaient tous deux démontré leur inaptitude à prendre en charge les besoins de l'homme total. Et puis Deshimaru disparut, et les groupes qui avaient essaimé jusqu'à Venise éclatèrent et s'éteignirent peu à peu. Il en reste heureusement aujourd'hui, comme le très beau temple de La Gendronnière dans le Loir-et-Cher. Et les livres du Maître en Poche. C'est à peu près tout.
Votre humble serviteur a toujours considéré Deshimaru, parmi bien d'autres, comme l'un des grands maîtres du renouveau de la pensée orientale en Occident - ou plutôt : de la pratique que cette pensée doit entraîner chez celui s'en inspire. Son arrivée sur notre sol fut une révolution, quoique, en réalité, l'Europe fût depuis longtemps ouverte à son apport. La pensée de Schopenhauer, influençant celle de Richard Wagner et de ses oeuvres, se résorbait déjà en une forme de bouddhisme teintée de christianisme purifié ; Nietzsche avait dit, en ses belles années de calme psychique, tout le bien qu'il pensait du Bouddha, et dans ses livres, Deshimaru le cite fort à propos ; la pratique de la doctrine de l'Éveil avait sauvé du suicide Julius Evola lorsqu'il avait perdu ses deux jambes durant le bombardement de Vienne où il s'était réfugié à la fin de la Seconde guerre mondiale ; découvrant le Japonais Suzuki et ses trois magnifiques essais portant sur la bouddhisme zen, Martin Heidegger tint lui aussi à faire savoir que la pensée qu'il voyait s'y déployer était identique à celle qu'il tentait de mettre en mots, depuis la fin des années vingt, en utilisant la vieille langue allemande qui lui rendait difficile de s'élever à ces simplicités sèches, incisives, dénuées de tout pathos germanique. Ces idées philosophiques avaient été de formidables propédeutiques permettant d'accueillir Taisen Deshimaru, le non sectaire, le non mystico-dingo comme le sont tant d'autres gourous d'hier et d'aujourd'hui, mais un sage discipliné, travaillant sur lui avant d'enseigner aux autres, forcené de "l'auto-fascisme", qui sema en Europe les graines d'une technique mentale forte, raffinée, efficace et noble permettant la maîtrise des pulsions négatives, démontrant ce qu'est la tenue et le courage face à l'adversité, une technique inconnue alors en Europe, sauf en de rares cercles d'initiés. Puissions-nous nous en inspirer pour chevaucher un Tigre qui, sous nos yeux, se transforme chaque jour un peu plus en terrifiant Dragon !

Paul-Éric Blanrue



À propos d'une phrase, 16 juin, XVIIe Chambre du tribunal correctionnel de Paris.

- La Présidente de la XVIIe Chambre : Monsieur Blanrue, assumez-vous la phrase "Je ne crois pas aux chambres à gaz" que prononce M. Faurisson dans votre film "Un Homme" ?
- Blanrue : Oui, Madame la Présidente. Que reproche le tribunal au professeur Faurisson ? De ne pas croire aux chambres à gaz. Quel est le péché dont on l'a accablé toute sa vie ? Celui-là. Quelle serait la définition que le dictionnaire donnerait du professeur Faurisson si ses auteurs lui accordaient une entrée ? "Universitaire français niant l'existence des chambres à gaz". Pourquoi Faurisson serait-il le seul à ne pas pouvoir dire ce qu'on lui reproche et pourquoi serait-il interdit de le filmer en train de dire ce que tout le monde sait?


Procès "Un Homme", suite et pas fin. Cette interview de Blanrue datant 2013 (deux mille treize), réalisée par Joe Le Corbeau, a été citée à charge par la présidente. Que chacun la relise patiemment : tout, déjà, y est dit !




- Nous avons pu voir votre excellent documentaire Un homme - Faurisson sur internet. Quels ont été les retours en général ? Avez-vous été contacté par la justice ? Menacé ?
BLANRUE : Les retours des spectateurs ? Excellents ! J’ai été surpris de ce succès, on m’en parle encore dans les pays du monde où je pose le pied, de la Russie à l’Iran en passant par ma chère Italie, l’Espagne, l’Égypte ! Quant à la LICRA et au ministère de l’Intérieur (pas moins !), ils l’ont paraît-il moins apprécié, puisqu’ils me poursuivent pour ce documentaire rigoureusement historique, comparable aux Archives du XXe siècle de l’INA, dont les réalisateurs n’ont pas hésité, eux, à interroger durant des heures des hérétiques comme Ernst von Salomon, Paul Morand ou Julius Evola. L’habitude récente de la justice française est de traquer, non plus les pensées, mais les arrière-pensées de ceux qu’elle met en accusation. Ce que ne réussissent qu’avec grand mal les psy au bout de décennies d’analyse, la justice républicaine ambitionne d’y parvenir en quelques heures dans un prétoire ! Degré de scientificité ? Néant. C’est de la démence. On me prête des « intentions cachées », naturellement malveillantes et odieuses. Dans l’ordonnance de référé envoyant mon Anthologie au pilon, on m’accuse d’envoyer des « messages subliminaux » au lecteur. Et puis quoi encore ? Ils me prennent pour Patrick Jane ? Pour Cagliostro ? Serais-je le mage « Mamadou Blanrue qui guérit à distance l’érection molle, l’éjaculation précoce et répare votre PC tout en rendant votre voisine folle de vous »  ? On connaissait la « télépathie consensuelle » de Raul Hilberg, censée expliquer le processus de la Shoah, mais là c’est le pompon ! Et puis c’est bien aimable de me prêter de tels pouvoirs, mais c’est tout de même un peu vexant : mes intentions et mes idées, je les clame partout, depuis des années, à visage découvert, et je ne cesse de dénoncer les promoteurs de la révolution en pantoufle qui sévissent sous incognito sur le Net et ailleurs. Si j’avais voulu faire un film révisionniste comme Vincent Reynouard, je l’aurais fait (je ne me suis pas caché quand j’ai lancé une pétition de soutien en sa faveur lorsqu’il était incarcéré pour quelques pages hétédoroxes !). J’ai voulu réaliser un documentaire sur le professeur Faurisson, que personne avant moi n’avait eu l’audace de filmer. Il y a une nuance. Pour les censeurs, non, c’est pareil ! Tant qu’on n’est pas à genoux devant eux, c’est antisémite ! J’aimerais que ces gens comprennent que je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière mon petit doigt, et que ce que j’ai à dire, je le dis sans fard. Et j’ai encore beaucoup de choses à dire, croyez-moi !



Dis, Moix, pourquoi tu tousses ?



8 octobre 2011 à ALGÉRIE NETWORK : 
"- Quand l'idée du documentaire t’est-elle venue ? 
- Il y a environ un an. L'idée était d'abord d’écrire un livre autour de Faurisson. Je m'en étais ouvert à un ami de l’éditeur Jean-Paul Enthoven, de Grasset, qui m'avait proposé de me présenter à Philippe Sollers, lequel, me disait-il, serait peut-être intéressé de publier un livre de ce genre dans la collection L'Infini qu'il dirige chez Gallimard. Après le succès des Bienveillantes de Jonathan Littell, ouvrage que j’avais analysé dans Les Malveillantes aux éditions Scali, la voie était ouverte pour une telle expérience littéraire. Mais avec le Vénitien Sollers, rencontré au Montalembert devant un verre de J&B,  la question ne fut pas abordée…"

http://blanrue.blogspot.fr/2011/10/blanrue-interviewe-par-algerienetwork.html


VOYEZ AUSSI ICI, CE PETIT CLIN D'OEIL DU 29 JUIN 2011 :

http://blanrue.blogspot.fr/2011/05/sollers-sur-dsk-jdd-29-mai-2011.html


mercredi 17 juin 2015

Procès "Un Homme" (5). Interview par LLP.


Procès "Un Homme" (4) : "Ce film n'est pas antisémite ni révisionniste : Yann Moix m'en a félicité par écrit quand il l'a vu !"


Un procès chasse l'autre. Après que la Licra a été déboutée de son action contre un livre de Blanrue et quatre autres titres, c'est au tour du CRIF de demander à nouveau l'interdiction de la diffusion de "L'Anthologie des propos contre les juifs" rééditée par les éditions Kontre-Kulture.

LIEN

Rappel


Procès "Un Homme" (3) : Blanrue, Faurisson, George.


Procès "Un Homme" (2) - 10 HEURES D'AUDIENCE. Réquisitoire du proc : 5 000 euros d'amende pour Blanrue et Marc George ; 10 000 euros et six mois de prison avec sursis pour Faurisson. L'avocat de Blanrue plaide la relaxe pure et simple. Jugement au 15 septembre. Merci aux amis qui se sont déplacés de l'Est, du Sud et de Bretagne ! La salle était pleine, ça faisait chaud au coeur.

Avec le maestro Stéphane Blet (coucou de la salle des pas perdus !)


Avec Louis-Égoïne de Large, fidèle entre les fidèles


Amusant de constater que, d'après le procureur de la République, les droits de l'homme 
s'opposent aux droits d'Un Homme !

Procès "Un Homme" (1) : Blanrue répond au Cercle des volontaires.





dimanche 14 juin 2015

Tous au TGI de Paris pour soutenir Blanrue le 16 juin !

Le mardi 16 juin à 13h 30 à la XVIIe Chambre correctionnelle de Paris aura lieu le procès contre le documentaire de l’historien Paul-Éric Blanrue « Un Homme : Robert Faurisson répond aux questions de Paul-Eric Blanrue », sur plainte de la LICRA. 

Les prévenus en sont Marc George, de Médialibre, en qualité de diffuseur. Paul-Éric Blanrue et le professeur Robert Faurisson en sont les complices. 

Il convient de se mettre dans la file d’attente, boulevard du Palais, environ une heure à l’avance​. Un comportement impeccable vous est, bien sûr, recommandé.

mercredi 10 juin 2015

Sarkozy : « Nous avons tous contracté envers le peuple juif une dette qui ne peut pas s’éteindre et la seule façon de s’acquitter de cette dette c’est de ne jamais transiger avec la sécurité d’Israël. C’est cela qui est en cause, il y a une dette dans le patrimoine de l’humanité. »

 La téchouvah c'est de 5:28 à 10:10





dimanche 7 juin 2015

Winnetou était-il un criminel de guerre ?



Ceci n'est pas un spoiler : j'apprends la mort de Winnetou, ou plutôt celle du Français Pierre Brice (86 ans), un ancien commando de marine devenu acteur et connu comme interprète de l'Indien mythique dans une série télé allemande tirée des livres de fiction de Karl May (1842-1912). "Winnetou" fut aussi célèbre dans les années soixante que "Game of Thrones" de nos jours. Vous êtes trop jeunes pour en avoir suivi les épisodes, mais ne vous inquiétez pas : moi aussi.
Détail passé sous silence par la critique, les aventures de l'Apache aux longs cheveux noirs de jais et de son "frère de sang", le blanc et blond Old Shatterhand, étaient les romans populaires préférés d'un certain Adolf Hitler, dont, cette fois, le nom vous dit peut-être quelque chose.  
Visitant au printemps de 1933, juste après la prise du pouvoir par le NSDAP, le Berghof - la résidence secondaire d'Hitler située dans les Alpes bavaroises -, un journaliste de Munich découvrit dans la chambre à coucher du nouveau Chancelier une étagère entière ployant sous le poids de romans dont la présence lui parut étonnante : "La chambre du Führer est d'une simplicité spartiate", rapporta-t-il dans le Sonntag Morgenpost : "Lit en laiton, placard, articles de toilette, quelques chaises, ce sont là tous les meubles. Sur une étagère sont disposés des ouvrages de politique et de diplomatie, quelques brochures et des livres portant sur le soin des bergers allemands, et alors faites attention : toute une rangée de livres par Karl May ! Winnetou, Old Shatterhand, Bad Guy... ".  La surprise était de taille puisque le Germain Karl May avait été, toute sa vie durant, un chrétien de l'espèce pacifiste dont les romans prônaient la réconciliation des Blancs et des "Peaux-Rouges".
Comme beaucoup d'autres, l'architecte Albert Speer, ministre des Armements de la Production de guerre, confirma les faits et écrivit dans son Journal : "Pendant ses heures de lecture durant la nuit, lorsqu'il était confronté à des situations apparemment sans espoir, Hitler s'accrochait à ces histoires qui lui ont donné du courage comme d'autres en ont trouvé dans des ouvrages de philosophie ou dans la Bible".
Le Führer ne s'arrêta pas en si bon chemin : il en recommanda la lecture à ses généraux et en distribua des éditions spéciales aux soldats du front, désignant Winnetou comme un exemple de "finesse tactique et de prudence". Il conserva les livres de May, écornés et défraîchis, datant de sa jeunesse autrichienne, jusque dans son bunker de la chute finale. 
Bien avant "Danse avec les loups" de Kevin Costner (1990), les oeuvres non racistes louant le courage, la fidélité, l'esprit traditionnel et la finesse des Natives ont été abondamment diffusées - sous le IIIe Reich. Propagande d'État anti-américaine ? En partie, sans doute. Mais, comme le prouve l'exemple dont je viens de parler : pas seulement. Peut-on le dire ? Doit-on conserver, sur ce point comme sur tant d'autres, un silence gêné ? Est-ce réhabiliter le nazisme que de le signaler ?
L'instinct grégaire des identitaires aigris, la balourdise des gauchistes haineux, la folie et le cynisme des sionistes, bref l'étroitesse d'esprit du camp de la Bêtise, sont de mauvais conseil ;  si l'on veut avoir une chance de saisir les subtilités de l'histoire, il faut, comme Winnetou sur le sentier de la guerre, avoir l'esprit ouvert à de petits détails, à des traces apparemment anodines qui nous en disent plus long que des discours académiques lénifiants.  J'ai souvent remarqué que ce que G. Lenotre nommait la "petite histoire", celle des "petits faits vrais" inquiétants ou inattendus, pouvait nous sauver des exorbitantes prétentions de la "grande", sermonneuse et plate.
En tout cas, c'est cette subtilité qu'interdit l'ignominieuse loi Gayssot au nom de laquelle un réseau pro-israélien me poursuit le 16 juin devant la XVIIe Chambre du tribunal correctionnel de Paris. Je m'y rendrai avec l'esprit de "l'homme de la prairie", en indigène d'un pays conquis.

Paul-Éric Blanrue

jeudi 4 juin 2015

Hugo Chávez contre les lois mémorielles : "À chacun son point de vue. Tu ne peux pas diaboliser ni condamner quelqu'un pour ses idées !"

56 juristes contre la loi Gayssot, mitonnée par le B'nai B'rith, votée par la gauche sur proposition d'un stalinien et de Laurent Fabius et appliquée par tous les gouvernements successifs sous toutes les présidences depuis 1990 (Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande).

 

En novembre 2006, 56 juristes protestent contre les lois mémorielles. Le texte, lancé notamment par Bertrand Mathieu, directeur du Centre de recherche de droit constitutionnel, dénonce la « liste déjà longue de dispositions visant, soit à interdire la manifestation d’opinions, soit à écrire l’Histoire et à rendre la version ainsi affirmée incontestable » comme les textes sur le génocide juif, l’esclavage ou la colonisation.

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1683-gayssot_9913.html
Bertrand MATHIEU, Professeur, Université Paris I
François TERRE, Membre de l’Institut
Anne Marie LE POURHIET, Professeur Université Rennes 1
Olivier GOHIN, Professeur, Université Paris II
Thierry DI MANNO, Professeur, Université de Toulon
François GAUDU, Professeur, Université Paris I
Anne LEVADE, Professeur Université Paris XII
Christophe BOUTIN, Professeur Université de Caen
Yves JEGOUZO, Professeur Université Paris I
Florence CHALTIEL, Professeur, I.E.P. Grenoble
Olivier DUBOS, Professeur, Université Bordeaux IV
Marie Claire PONTHOREAU, Professeur Université Bordeaux IV
Maryse DEGUERGUE, Professeur, Université Paris I
Frédéric SUDRE, Professeur, Université de Montpellier
Paul CASSIA, Professeur, Université Versailles-Saint Quentin en Yvelines
Diane de BELLESCIZE, Professeur, Université du Havre
Henri OBERDORFF, Professeur, I.E.P. de Grenoble
Olivier LECUCQ, Professeur, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Jean MORANGE, Professeur, Université Paris II
Gilles LEBRETON, Professeur, Université du Havre
Yvonne FLOUR, Professeur, Université Paris I
Jean-Jacques DAIGRE, Professeur, Université Paris I
Catherine LABRUSSE RIOU, Professeur, Université Paris I
Yves DAUDET, Professeur, Université Paris I
Olivier JOUANJAN, professeur, Universités de Strasbourg et de Fribourg-en-Brisgau.
Alain PIETRANCOSTA, Professeur, Université Paris I
Jean GAYON, Professeur, Université Paris I (Institut d’histoire et de philosophie des sciences)
Michel MENJUCQ, Professeur, Université Paris I
Raymonde VATINET, Professeur, Université Paris V
Danielle CORRIGNAN-CARSIN, Professeur, Université Rennes 1
Alexis CONSTANTIN, Professeur, université Rennes 1
Pierre AVRIL, Professeur émérite, Université Paris II
Bernard CHANTEBOUT, Professeur émérite, Université Paris V
Guillaume WICKER, Professeur, Université Bordeaux IV
Michel GERMAIN, Professeur, Université Paris II
Joseph PINI, Professeur, Université Aix-Marseille III
Geneviève BASTID BURDEAU, Professeur Université Paris I
Hervé LECUYER, Professeur, Université Paris II
Florence DEBOISSY, Professeur, Université Bordeaux IV
Marie France CHRISTOPHE TCHAKALOFF, Professeur, Université Paris I
Jacques PETIT, Professeur, Université Rennes 1
Christian LARROUMET, Professeur Université Paris II
Christophe de LA MARDIERE, Professeur, Université de Dijon
Laurent AYNES, Professeur, Université Paris I
Olivier BARRET, Professeur, Université Paris V
Michel FROMONT, Professeur émérite, Université Paris I
Yves GAUDEMET, Professeur, Université Paris II
Vincent HEUZÉ, Professeur, Université Paris I
Philippe STOFFEL-MUNCK, Professeur, Université Paris I
Pierre MAYER, Professeur, Université Paris I
Philippe PORTIER, Professeur, Université Rennes I
Frédéric POLLAUD-DULIAN, Professeur, Université Paris I
André ROUX, Professeur, Université Aix Marseille III
Stéphane PIERRE CAPS, Professeur, Université de Nancy
Francis HAMON, Professeur émérite, Université Paris XI
Alexandre VIALA, Professeur, Université Montpellier

Contre la loi Gayssot : Dominique Jamet (ancien président de la Bibliothèque de France) et Daniel Bensaid (philosophe).

André Bercoff contre les lois mémorielles : "Halte à l'auto-castration !"


Anne-Marie Le Pourhiet (juriste, professeur agrégé de droit public à l'Université Rennes 1) contre le totalitarisme orwellien des lois mémorielles.


mercredi 3 juin 2015

Jacques Vergès : "Voltaire aurait condamné la loi Gayssot !"



Jean Bricmont : "À cause de la loi Gayssot, on ne peut jamais être certain de la sincérité de quiconque affirme être convaincu de l’existence des chambres à gaz dans les camps nazis."


"Une remarque s’impose : la plupart des gens gardent pour eux ou pour leurs amis leurs opinions, lorsque celles-ci sont simplement impopulaires, marginales, ou politiquement incorrectes. Par conséquent, qui va aller oser proférer qu’il a des doutes concernant l’existence des chambres à gaz, s’il en a, lorsqu’il sait qu’il risque un an de prison et une amende de 45 000 euros, sanctions prévues par la loi Gayssot ? Malheureusement, cela implique aussi qu’on ne peut jamais être certain de la sincérité de quiconque affirme être convaincu de l’existence des chambres à gaz dans les camps nazis, à moins de savoir que la personne en question est prête à prendre les risques mentionnés ci-dessus pour le simple plaisir de dire tout haut ce qu’elle pense. C’est là une conséquence extrêmement irritante de la loi Gayssot, comme de toute loi de censure, et qui devrait, à elle seule, suffire à la rejeter." (Jean Bricmont, La République des censeurs, L'Herne, 2014)

Blanrue : "La loi Gayssot est une aberration intellectuelle et Moix est un ladre !"



Extraits de l'interview de Paul-Éric Blanrue pour le magazine Flash du 18 novembre 2010, alors qu'il venait de clôturer sa pétition internationale contre la loi Gayssot :

- Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est la loi Gayssot ?

Une aberration intellectuelle et juridique. Parue dans le Journal officiel du 14 juillet 1990, cette loi est en principe destinée à réprimer les propos racistes et antisémites. En fait, c’est un fourre-tout, dont l’un des articles les plus scélérats punit ceux qui auront contesté l’existence « d’un ou plusieurs crimes contre l’Humanité » tels qu’ils sont définis par le tribunal de Nuremberg. Nous sommes ainsi en présence d’une loi qui n’interdit pas seulement de nier, mais simplement de contester un point du jugement. Notez que l'article 6 du statut du tribunal prévoyait trois autres catégories de crime : 1° contre la paix, 2° de guerre et 3° l'élaboration ou l'exécution d'un plan concerté ou complot pour commettre l'un quelconque des crimes ci-dessus. Or la loi Gayssot ne les prend pas en compte. Pourquoi ? Au nom de quoi cette loi permet-elle implicitement la contestation de trois catégories de crime et interdit-elle explicitement la contestation des « crimes contre l'Humanité » ? On se trouve devant un passe-droit qui ne bénéficie qu'à une seule partie de la population incarnant en substance l'Humanité tout entière. Y a-t-il des souffrances exceptionnelles et d'autres dont on peut s'accommoder ?
Imaginez ce dialogue entre taulards : « T’es tombé pour quoi, toi ? – Moi j’ai buté ma femme et je l’ai découpée en rondelles. Et toi ? – Moi ? J’ai contesté !  - Oh la vache ! T’es pas sorti de zonzon, mon pote !» Le tribunal de Nuremberg était, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la juridiction militaire des vainqueurs jugeant les vaincus. Or, soixante-cinq ans après les événements, nous voici obligés, sous peine de prison ou de fortes amendes, de dire amen à une partie de ce que les militaires américains, anglais et les Soviétiques staliniens ont délibéré concernant leurs ennemis allemands qu’ils venaient de terrasser. Les vainqueurs,  bien entendu, n’ont jamais été jugés par personne : « Hiroshima, mon amour ! »… Notez que l’article 19 du statut du tribunal de Nuremberg stipulait que celui-ci « ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves ». Tout aussi incroyable, son article 21 : « Le tribunal n'exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis ». Sur le principe, cette loi est une folie pure, puisqu’elle institue une seule et unique vérité d’État, de type orwellien. Remarquez que vous ne pouvez pas contester un tribunal militaire de 1945-46, mais que vous avez parfaitement le droit de nier l’existence du génocide indien, arménien, rwandais, congolais ou encore celle du commerce triangulaire. 


 - Vous avez clôturé votre pétition il y a trois semaines. Êtes-vous satisfait des résultats ?

 
Environ mille personnes, du monde entier, des États-Unis à l’Italie, l’ont signée. Même si le chiffre peut paraître bas comparé à l’opération BHL pour Sakineh, il est inespéré vu la terreur pavlovienne qui règne dès qu’on parle de la Shoah et l’absence quasi-totale de relais médiatiques dont nous disposons. Nous avons reçu le soutien de Noam Chomsky, qui nous a écrit qu’il considérait « la loi Gayssot comme complètement illégitime et en contradiction avec les principes d'une société libre, tels qu'ils ont été compris depuis les Lumières », ajoutant qu’il souhaitait ne pas voir cette loi appliquée dans le cas de Reynouard, comme dans tout autre cas d’ailleurs. Comme « signataires célèbres », je peux vous citer « the big Woz », Steve Wozniak, cofondateur d’Apple avec Steve Jobs, un monstre sacré pour les informaticiens du monde entier (« chacun sait que les livres sont écrits par les vainqueurs », nous a-t-il écrit), le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard, le journaliste et écrivain Dominique Jamet, ancien président de l’établissement public de la Bibliothèque de France, Dieudonné, l’universitaire belge Jean Bricmont, le Père Michel Lelong ou encore Alain Soral que vous connaissez bien !

- On a entendu dire que certains signataires s’étaient désistés. Que s’est-il passé ?

Il n’y a eu que deux défections, mais elles ont fait le « buzz » ce qui n’est pas plus mal compte tenu du mutisme général de la presse… 48 heures après la publication de la liste, Mgr Gaillot nous a ainsi demandé d’ôter son nom. Il n’a pas cherché à nier qu’il avait subi des pressions d’un certain nombre de groupes et s’est excusé auprès de nous, ce qui était assez courtois de sa part. Moins correcte en revanche a été l’attitude de Yann Moix, qui était mon ami depuis dix ans et avait même préfacé l’un de mes livres sur le judaïsme. Après avoir signé crânement, il a eu une subite crise de panique et s’est désisté sans m’en avertir en m’accusant de l’avoir fait tomber dans un piège ! Sur le site de La Règle du Jeu, la revue de son mentor BHL, ce ladre a déclaré qu’il ignorait que le nom de Faurisson apparaissait sur la pétition et qu’en conséquence il ne pouvait moralement y rester ! J’ai immédiatement réagi sur le blog du Clan des Vénitiens (http://www.blanrue.blogspot.com/) en prouvant qu’il mentait comme une brassière. Deux pigistes du Monde.fr, spécialisés dans la traque des extrémistes de droite, réels ou supposés, ont mené une enquête de leur côté et sont parvenus au même résultat en utilisant google-cache, la mémoire du moteur de recherche. Bref, Moix a été pris la main dans le pot à confiture et ça commence à se savoir. Son étoile a pâli et je crains qu’il se soit déconsidéré à tout jamais aux yeux de ses amis comme de ses adversaires. Celui qui part d'une pétition qu'il vient de signer perd sur tous les tableaux. Il passe pour un type qui n'assume pas ce que tout le monde sait à présent qu'il pense !



POUR EN SAVOIR PLUS :

- LE SITE DE LA PÉTITION :  http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.fr/


Procès du documentaire "Un Homme" de Blanrue - Jean Bricmont : "Si j'étais historien, j'utiliserais ton film à des fins pédagogiques".

Octobre 2011

Cher Paul-Eric,

J'ai vu ton film "Un homme". Je ne le commenterai pas, parce que, de même que sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur, sans la liberté de louer, il n'est point de critique honorable.

Comme je te l'ai toujours dit, je défends la liberté d'expression contre la loi Gayssot et les lois sur l'incitation à la haine (du moins telles qu'elles sont en général interprétées), mais je n'entrerai pas dans un débat sur l'histoire. Certains de tes amis trouvent cette position lâche (par opposition à celle des révisionnistes), de même que les adorateurs de la censure la trouvent "suspecte". La France est probablement un des pays au monde où il est le plus difficile de défendre la liberté pour des opinions qu'on ne partage pas ou que l'on n'a  ni les compétences, ni le temps, ni l'envie de discuter. Ceci dit, je reconnais un grand courage aux révisionnistes, vu la sévérité de la répression à leur égard, mais je ne fais pas du courage une valeur en soi.



Le caractère central de cette loi dans notre culture ne tient pas seulement à l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, mais à la sacralisation de tous les massacres "utiles", c'est-à-dire ceux qui peuvent être mis sur le compte des ennemis de l'Occident et, par conséquent, servir à justifier nos guerres et nos interventions, qu'il s'agisse de Srebrenica, des événements au Kosovo, des crimes de Saddam Hussein, de la répression en Iran ou en Chine, et plus récemment en Libye et en Syrie. Quiconque met en question le récit dominant de ces événements ou situe le contexte dans lequel ils ont lieu, est immédiatement taxé de "révisionnisme" ou de "négationnisme", ce qui, grâce à cette loi ou, plus exactement, grâce au climat quasi-religieux qui l'a rendue possible, est considéré comme le mal absolu. Comme toutes les guerres sont justifiées par la diabolisation de l'ennemi, l'impossibilité pratique de contester cette diabolisation met dans une situation impossible les adversaires de la politique d'ingérence tous azimuts poursuivie aujourd'hui.

Mon opposition à cette loi se fonde non seulement sur la défense "de principe" de la liberté d'expression, mais aussi sur le combat contre la propagande de guerre et pour la paix.

Je note (et je m'en réjouis) que la simple existence de ton film pose un sérieux problème aux censeurs. En effet, soit ils poursuivent en justice et font alors une publicité maximale au film, qui restera de toutes façons disponible sur la toile (je remarque au passage que c'est exactement ce qu'ils ont fait dans le passé avec Faurisson, Garaudy et d'autres-assurer un maximum de publicité à leurs vues en les poursuivant devant les tribunaux- et qu'il est un peu osé de leur part de venir ensuite se plaindre de la diffusion des idées qu'ils cherchent à interdire, ce qui est manifestement impossible dans les sociétés telles que les nôtres). Soit, ils ferment les yeux, et la loi Gayssot est de facto morte, car comment encore l'invoquer si la circulation de ton film n'est pas sanctionnée? Dans ce cas, cela fera trente ans de "combat anti-révisionniste" confié, non pas au libre affrontement entre la vérité et l'erreur, mais aux bons soins de la police, de l'intimidation et du terrorisme intellectuel, qui finiront dans les poubelles de l'histoire. Tous les amoureux de la liberté devraient s'en réjouir.

Mais si j'étais historien (ce que je ne suis pas) et que donc, comme l'immense majorité d'entre eux, je considérerais Faurisson comme un charlatan, et si, de plus, je m'inquiétais de la "montée du négationnisme" dans certaines couches de la population (assertion que je n'ai pas les moyens de vérifier, mais dont on nous rebat les oreilles), alors j'utiliserais ton film à des fins pédagogiques. Je prendrais une à une les assertions de Faurisson dans le film pour les réfuter: montrer que les documents dont il affirme qu'ils n'existent pas, en réalité existent, ou expliquer rationnellement pourquoi ils n'existent pas, analyser autrement que lui les documents qu'il exhibe, ou restituer dans leur contexte les phrases un peu étonnantes d'historiens anti-révisionnistes citées par Faurisson.

Mais faire cela pourrait être dangereux, à cause de la loi Gayssot - après tout Gollnisch a été poursuivi sur la base de cette loi, alors qu'il n'a rien dit d'explicitement révisionniste, mais que ses propos ont simplement été interprétés comme tels (vu, sans doute, sa position au FN). Le problème posé par cette loi est non seulement ce qu'elle dit, mais la façon absolument arbitraire avec laquelle elle est appliquée. La loi réinstaure le délit d'opinion, mais l'exemple de Gollnisch montre qu'on a  également réinstauré le délit d'intention (on l'a poursuivi, non pour ce qu'il a dit, mais pour ce qu'il est supposé avoir voulu dire). Par conséquent, il me semble que citer Faurisson peut être risqué, même si c'est pour le réfuter, parce qu'il faudrait encore que les censeurs jugent que l'intention est bien de réfuter Faurisson et non pas de diffuser ses vues de façon indirecte en le citant.

Et c'est là que réside l'ultime absurdité de cette loi : en rendant risqué le simple fait de citer Faurisson, on empêche de le réfuter honnêtement, c'est-à-dire de réfuter ce qu'il dit, pas ce qu'on lui fait dire, et de répondre à ses arguments.

Si ton film continue à circuler (ce qui me paraît probable, vu l'intérêt que la censure suscite toujours pour les idées interdites), il me semble que les historiens qui ont les préoccupations que je mentionne devraient trouver urgent de suivre ma suggestion et, par conséquent, ils devraient être les premiers à réclamer l'abrogation de cette loi absurde. En effet, laisser sans réponse le Faurisson qui s'exprime dans ton film, c'est véritablement cela "encourager le révisionnisme". Je note que, pour la plupart des pseudo-sciences ou pour les conspirations sur le 11 septembre, comme tu le sais très bien en tant que fondateur du cercle zététique, il existe des réfutations détaillées, mais là, évidemment, la loi n'interfère pas avec le libre débat.

C'est pourquoi le fait que si peu d'historiens réclament l'abrogation de cette loi avec une certaine vigueur est, pour moi, un grand mystère.

Amicalement

Jean Bricmont

mardi 2 juin 2015

Le roi d'Espagne c'est bien, le roi de France c'est mieux !

La reine Letizia, le valet de chambre, le roi d'Espagne Felipe VI

Discours du prince Louis, chef de la maison de Bourbon et aîné des Capétiens, prononcé le 31 mai à l'occasion tricentenaire de la mort de Louis XIV devant le monument dédié au comte de Chambord à Sainte-Anne d’Auray :

"Le comte de Chambord n’était pas un homme du passé. Ses écrits montrent combien il avait le sens des événements et comme il voyait les problèmes de son temps. Il a su ainsi encourager ceux qui se préoccupaient des questions sociales dans un monde en pleine mutation institutionnel et économique. N’est-ce pas là un appel pour nous-mêmes ? Notre génération est confrontée également à des transformations de grande ampleur. La mondialisation des échanges modifie les rapports de force, comme au XIXe siècle la centralisation remettait en cause les libertés locales. À l’exemple du comte de Chambord, il nous appartient, à tous, de voir comment nous pouvons réfléchir et agir en fonction des nouveaux enjeux. Ne pas rester figés sur la nostalgie d’un monde passé mais créer le monde de demain sur les principes de la tradition.



Tel est bien, en effet le message du comte de Chambord. Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre nature. Au contraire il s’agit de prolonger la mission de progrès qui a toujours été celle de la royauté française. Il y a cent cinquante ans l’héritier de la Couronne était confronté à la société industrielle et à ses dérives. Ce sont ces dernières qu’il refusa et notamment les conditions faites aux ouvriers, mais pas les progrès économiques. Ce qu’il rejetait c’était une économie perdant ses repères et la naissance des premiers désordres qui se traduisaient par des atteintes à la dignité de l’homme.
De nos jours nous sommes confrontés à une grave crise éthique. Notre société acceptera-t-elle des débordements contre nature qui remettent en cause les fondements de la vie ? La famille est attaquée et peine à maintenir son rôle d’éducatrice et de protectrice de la vie. De la naissance à la mort, l’homme est actuellement confronté à des multiples assauts.
Redonner du sens à la vie. Être des porteurs d’espoir. Ré-enchanter la société, tel est notre devoir. Il s’impose à l’égard de notre pays et à tous les Français. N’ayons pas peur ! Ne soyons pas découragés".

Le prince Louis

lundi 1 juin 2015

SHOCKING ! Quenel+ attaque notre ami Yann Moix !

 LIEN

"Yann Moix fait en ce moment l’actualité. Invité sur tous les plateaux télé et prochainement chroniqueur pour l’émission phare de Laurent Ruquier, On n’est pas couché, le bras droit zélé de Bernard-Henri Levy n’a pas toujours été un fervent partisan du « philosophe ».
En 2010, l’écrivain Yann Moix implorait l’historien Paul-Éric Blanrue de lui présenter l’humoriste Dieudonné, qu’il admirait en secret.
C’est ainsi que le 31 juillet 2010, il assista à Mahmoud, le spectacle de Dieudonné du moment, performance artistique que les observateurs qualifient comme étant la plus sulfureuse de sa carrière.
Les témoins se souviennent d’un Yann Moix hilare du début à la fin, surtout le passage sur Bernard-Henri Levy, son mentor d’aujourd’hui :
"Tu vois, quand j’entends Bernard-Henri Levy, j’me dis : « Si lui, il est philosophe, peut-être que les chambres à gaz aussi c’est du bidon… »"
À la fin de la représentation, Yann Moix insista pour partager une table avec Dieudonné afin de discuter Quenelles et Shoananas. (...)"



"Le Point" fait la promotion de la zététique, "science du doute". Qui a fondé le Cercle zététique ? Blanrue ! Merci, au revoir...


Le Clan des Vénitiens apporte son soutien inconditionnel à Blanrue pour le procès du 16 juin.